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  • : Petites notes sur des albums de l'édition jeunesse - de l'espèce qui clignotent par tous les temps et illuminent l'écume des jours. Ici : pour vous. A bord du Batalbum ensuite, pour les enfants.
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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 14:12

Hâtez-vous ! L'exposition "des trésors d'atelier aux livres d'images" se termine le 1er mars à l'Art à la page.

 

Frédéric Clément y expose les illustrations originales de ses trois derniers albums :

 

 

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Monsieur RAVEL

rêve sur l’île d’Insomnie

Didier Jeunesse

 

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LUBIE

Le peintre des fleurs et son grain de folie

Photographies de Vincent Tessier

Albin Michel

 

 

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BOTANIQUE CIRCUS

Albin Michel

 

 Monsieur Ravel et Lubie occupent largement l'espace, nous plongeant successivement dans une féerie de vert puis de rouge, assortis au mobilier de la magicienne des lieux (Marie-Thérèse Devèze, dont chaque exposition dévoile quelque travail secret de ces ilustrateurs qui oeuvrent pour l'enfance... mais pas seulement).

 

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Symphonie en vert et rouge d'une pièce à l'autre (Philippe Davaine a mis son grain de sel dans l'accrochage, semant sur les murs de menus objets, en prolongement de ceux qui vivent leur vie mystérieuse dans les pages des albums de Frédéric Clément).

 

Vert de la mer que le musicien contemple en attendant la vague qui l'emportera loin de son "île d'Insomnie" (et ce sera la rencontre finale d'une belle vague espagnole avec sa robe à dentelle d'écume et juste une pivoine à la tempe - sur l'air du Boléro naturellement, car il s'agit d'un conte musical, un CD est glissé dans l'album).

 

Si le vert domine dans cette rêverie tout en finesse, inspirée et orchestrée par le merveilleux Ravel, le merveilleux Clément réchauffe le rêveur avec des touches de rouge flamboyant (en plus de la pivoine évoquée, un théâtre flottant où jouent la Belle et la Bête), de rose tendre (une délicieuse théière britannique) ou encore de rouge et orangé pour Gibraltar, petit singe-tambour automate, compagnon d'insomnie inattendu et messager final.


 

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Rouge de Lubie la diablesse qui s'est réfugiée dans le tympan de Breughel de Velours, l'incitant à oser du rouge plus rouge. Ici dans sa robe de papillon de nuit, là tout de noir vêtue avec deux ailes cramoisies dans le dos, "pas plus grosse qu'une miette", elle se réveille chaque année "aux premiers coquelicots", talonnant alors Jan le doux de sa parole insolente, le poussant à plus d'exigence. Lubie vous enchantera, et c'est le miracle de cet album : par elle, par la fantaisie de l'auteur au sommet de sa forme graphique et narrative, semant dans ses pages flamandes de réels pétales, fruits, pinceaux, poudres colorées, nous entrons dans l'univers du peintre, son atelier comme son art nous deviennent familiers. Le ton est vivant, le rythme enlevé, les mots virevoltent, éclaboussant les toiles. Sacrée Lubie !


 

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Sont exposées aussi quelques-unes des fééries de Frédéric Clément : écrins d'entomologistes, curieux cabinets de curiosités, greniers miniatures où se cotoient ailes d'insecte et plumes d'oiseau, tétards et pétales, épines de rose et coquilles d'oeuf, serpents minuscules et délicats squelettes. Talismans glanés au hasard de promenades où déjà se tramaient des histoires, où des images se tissaient en secret, attendant leur heure pour éclore. Le plus beau à mes yeux : un coléoptère à la carapace brun doré, sculpté par quelque mystérieux orfèvre.


 

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Frédéric Clément dédicacera ses ouvrages à la galerie, le samedi 1er mars, de 14h30 à 19h.

 

Ne manquez pas ce rendez-vous pour bien commencer le mois du printemps !

 

L'ART À LA PAGE

12 rue Servandoni ( sur cour )

75006 Paris

Tél: 01 43 57 84 95
mercredi, jeudi, samedi de 14h30 à 19h

vendredi de 11h à 19h

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 08:31

 

(suite)

 

Pour Joëlle Jolivet, c'était écrit d'avance aux Imprimeries Réunies, mais il fallait encore inventer des histoires entre les gravures, les outils, les casiers...

 

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André François, qui m'est cher, était de la fête, sous le chapiteau dressé dans l'Hôtel du Département. Venant de Margny-lès-Compiègne (où elle est conseillère artistique du Centre André-François), Janine Kotwica nous en avait parlé à sa façon savoureuse et jubilatoire. Il se tenait à l'entrée du labyrinthe, escortant les fantaisies pleines de vivacité de Lionel Koechlin, les somptueux paysages de Lorenzo Mattoti, les oeuvres si fortes de François Roca.

 

 

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 Emmanuelle Houdart au CNCS, Christian Lacroix à la Librairie Jean-Luc Devaux complétaient le tableau avec leurs étranges créatures porteuses de secrets.

 

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Emmanuelle Houdart

 

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Christian Lacroix

 

De cette fête chaleureuse de l'illustration, je crois que nous garderons tous un souvenir particulièrement touchant : lorsque Květa Pacovská, avec laquelle s'entretenait Lucie Cauwe, a, dans un brusque élan, entrepris de déplier sur la scène Un livre pour toi. Nous étions subjugués par la grande silhouette, penchée avec souplesse pour déployer tout son leporello. Arrivé au bout, elle nous expliqua que l'envers aussi était plein d'images et tout aussitôt, avec la même énergie passionnée, elle fit le chemin inverse et déploya l'autre face, au milieu des rires et des applaudissements émerveillés !

 

 

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Jean-Paul Gourevitch avait présenté en conclusion son alléchant Abcdaire illustré de la littérature jeunesse, fruit de tant d'années de travail passionné, édité par L'atelier du poisson soluble.

 

 

 

Vite, vite, ensuite, comme le chat de l'image, marcher lentement d'une expo à l'autre, s'emplir les poumons d'images, goûter, admirer, se laisser enchanter et mener par le bout-du-nez à travers les champs et les jardins de l'enfance : toute une ville ramassée, l'espace de quelques jours, comme un oiseau magique pour que l'enfant soit content. L'enfant ? Tous les enfants, les vraiment petits, les déjà très grands, et tous les autres, indécis parfois, ne sachant pas s'il faut ou non garder en soi ce jardin ou ce champ, intact, et même l'entretenir, discrètement, parce que cela fait un petit jardin ou un petit champ de plus sur une terre qui a l'air de bien aimer cela.

 

Merci, Nicole Maymat, merci Dominique Beaufils, merci Brigitte Morel et Marie-Thérèse Devèze, Michel Boucher et Philippe Davaine, merci à tous vos amis, tous vos complices, tous ceux qui ont permis cette 2ème biennale et nous ont accueillis si généreusement, et bien sûr merci aux artistes !

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 17:21

Les malcoiffés en ont fait de belles à nouveau, du 26 septembre au 6 octobre 2013, en la ville de Moulins.

 

Le menu était aussi exceptionnel que la première fois, et la couleur du ciel presque autant : ateliers, rencontres avec des illustrateurs, expositions parsemées comme autant de cailloux-pépites dans la ville, lectures, spectacles, projections de films...

 

Je suis venue le vendredi (journée "pro") par le train quittant la gare parisienne de Bercy à l'heure où les garçons de café sortaient les tables sur les trottoirs encore plongés dans la nuit. Comme en 2011, j'ai dû malheureusement rentrer le soir même, manquant le concert donné par  Les Bratsch au Théâtre de Moulins. Mais comblée quant au reste...

 

Le thème du festival était le cirque, les illustrateurs invités aussi remarquables et divers qu'à la première biennale.

 

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Chez les malcoiffés, on a le sens de la fête comme en famille, comme entre amis : chaleur et simplicité. Cela donne un ton, une atmosphère auxquels les artistes sont forcément sensibles. Alors chacun, venant avec tout son talent en bandoulière, peut être lui-même, avec naturel et sincérité. Vous l'avez compris, l'intérêt et la profondeur des propos échangés - sous la houlette de Lucie Cauwe et Anne-Laure Cognet - n'ont jamais entamé la bonne humeur qui courait de l'un à l'autre. Je laisse à l'irrésistible Albertine le soin de l'illustrer - voici à quoi ils ressemblaient tous :


 

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Les oiseaux - Germain Zullo & Albertine

éditions La Joie de lire

Prix Sorcières 2011

Best Illustrated children's book Award 2012, New York

 

 

Ne pouvant tout vous raconter, j'aimerais saluer spécialement deux malcoiffés qui ont posé leurs propres pinceaux pour prendre à bras-le-corps la scénographie vraiment remarquable des huit expositions :

Michel Boucher, assisté de Philippe Davaine

(la 9ème expo étant celle de Roberto Innocenti au magique  MIJ - à ne pas manquer, j'en parlerai prochainement) :

 

Albertine, à la Galerie des Bourbons, sur carton ondulé simple et nu. Une pure merveille (l'odeur, assez déplaisante, disparaissait en quelques minutes sous l'enchantement).


 

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Les images multiples de la petite écuyère d' Elzbieta tapissant les murs du Goût des Autres dans une ambiance entre café hors-du-temps et cantine-salon où l'on sent le désir de juste s'asseoir pour... songer ? causer ?

 

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Les animaux et les personnages déchirés de  Sara, si attachants dans leur gravité, jouaient dans l'ombre de la cathédrale avec les lumières des vitraux.


 

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Il fallait bien le salon d'honneur de l'Hôtel de Ville pour Kvĕta Pacovská, où de sobres panneaux sous les lambris mettaient en valeur ses jeux de formes et de couleurs.

 

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(suite dans article 2, pour cause de contraintes techniques)

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 08:45

Vous connaissez tous Claude Ponti et ses créations colorées aux textes savoureux : Pétronille et ses 120 petits, Okilélé, Tromboline et Foulbazar, l'île des Zertes et le château d'Anne Hiversère, mais peut-être son MUZ vous a-t-il échappé ?

 

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Tout avait commencé par L'album d'Adèle en 1985, pour sa fille Adèle. C'est pour les enfants, toujours - pour l'enfant demeuré intact en lui ? - qu'il a porté le projet de MUZ : "un musée des œuvres d’enfants sur Internet. Il a pour ambition de répertorier, conserver, valoriser et rendre accessibles leurs œuvres à tous".

 

La galerie L'Art à la page a lancé pour la 3ème fois, le 21 octobre, une exposition et vente aux enchères d'oeuvres d'artistes au profit du Muz. Si vous voulez aider le Muz et acquérir l'un des mille et un trésors cachés dans les replis de la galerie, c'est maintenant ou jamais : la vente se terminera le 8 novembre rue Servandoni.

 

Parmi les artistes :  May Angeli, lauréate du Grand Prix 2013 de l'Illustration, décerné par le  MIJ (Musée de l'Illustration Jeunesse de Moulins) le 1er octobre, pendant la biennale des  malcoiffés (j'y étais, c'était aussi formidable qu'il y a deux ans, mais c'est une autre histoire, je ne peux pas tout vous dire aujourd'hui...).

 

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Donc, pour commencer, la vente aux enchères. Vous pouvez soit renchérir en ligne (cliquer sur le lien : toutes les oeuvres figurent en bas de la page, en vignettes à agrandir), soit passer à la galerie, 12, rue Servandoni (Paris 6ème) du 5 au 8 novembre.

 

Le 5 novembre, Claude Ponti, l'équipe du Muz et Marie-Thérèse Devèze vous invitent à une soirée-conférence de presse-buffet : Le Muz, état des lieux et perspectives pour demain. Accueil à 18h. Conférence de presse à 19h. Échanges avec les partenaires du Muz autour d'un buffet, à 19h30.

 

Le 8 novembre, à 20h, ce sera la clôture des enchères, en présence de Claude Ponti et de nombreux artistes amis du Muz.

 

Une semaine bien remplie pour le Muz et l'Art à la page, entre deux semaines "à pont" !

Profitez-en. Qualité garantie.

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 16:15

Ne manquez pas de pousser la porte cochère du

12 rue Servandoni avant la mi-juillet,

pour découvrir l’univers poétique de cette jeune artiste d'origine coréenne, qui avait été sélectionnée à Ilustrarte 2010 et à Bologne 2010.

 

Eunhwa Lee

"Fragrances"

 

illustrations, peintures

 

Du 24 mai au 13 juillet 2013

 

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Galerie L'Art à la Page

12 rue Servandoni ( sur cour )

75006 Paris

tél : 01 43 57 84 95
mercredi, jeudi, samedi de 14h30 à 19h

vendredi de 11h à 19h

 

 

Les éditions Chandeigne l'avaient révélée en mai 2010 avec un livre au charme envoûtant :


Le mariage parfumé

& autres comptines portugaises

 

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Une visite sur le blog de l'artiste vous mettra l'eau à la bouche.

 

 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 10:40

En retrait du boulevard du Temple et du boulevard Beaumarchais, la rue Amelot égrène un peu secrètement ses trésors. A deux pas de l’Opéra-Bastille, la galerie L’Art à la page y expose depuis vingt ans les grands artistes méconnus que sont les illustrateurs.

Ne manquez pas la dernière exposition montée par Marie-Thérèse Devèze : EN NOIR ET BLANC
autour du travail d’estampe de Delphine Grenier, Laureen Topalian et Thomas Perino.

(jusqu’au 27 mars)


 

Delphine Grenier nous envoûte avec de grands monotypes aux jeux d’ombre et lumière inspirés par le tango argentin, ou bien ses délicates figures d’enfants au double mystérieux.

 

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Le style de Thomas Perino évoque à la fois les arabesques de l’Art déco et la géométrie pure de l’Art nouveau. Il a choisi pour medium la gravure sur bois. Jeux de formes, de volumes, de perspectives, dans l’absolue sobriété graphique du noir et blanc. La galerie expose son étonnante Annonciation et quelques-unes des gravures tirées d’Alice au pays des merveilles (voir la Tortue fantaisie du quadrille des homards !).

 

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Laureen Topalian puise son inspiration dans ses origines arménienne et juive sefarade, recréant d’après les photos de sa famille, des portraits d’une rare présence, au charme poignant. A voir absolument : ses merveilleux « théâtres » de carton (le portfolio de son site en donne un aperçu).

 

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Hors des sentiers battus, Marie-Thérèse Devèze suit avec passion un chemin buissonnier difficile : nous faire connaître l’œuvre picturale de ceux qui publient des livres pour enfants – et de fort beaux – mais qui s’adonnent à leur art dans d’autres « domaines ». Ne serait-il pas temps de décoller les étiquettes que les spécialistes de la spécialisation aiment à coller sur tout et tous. Delphine Grenier, dans ses livres pour enfants, s’adresse bien réellement aux enfants et les enchante : voyez Le vilain petit canard (Didier jeunesse), Les belles espérances et La lettre que j’attends (textes de Jo Hoestlandt, Le baron perché). Ses gravures autour du tango et des figures gémellaires, tout autre, sont non moins fascinantes. De même pour les très jeunes Thomas Perino (Pierre dans le loup, Alice au pays des merveilles au Seuil jeunesse) et Laureen Topalian (Le Prince tisserand au Sorbier).

 

Depuis 2006, Marie-Thérèse Devèze publie également, sur du beau papier, des imagiers monographiques où les grands illustrateurs contemporains ont carte blanche pour décliner leur inspiration sous forme d’abécédaire (Sara, May Angeli, Michelle Daufresne, Elzbieta, Emmanuelle Houdart, Alain Gauthier, Yvan Pommaux, Nicole Maymat autour de sa prestigieuse maison d’édition, Ipomée, où s’illustra Frédéric Clément à ses débuts). A voir aussi le Zoo de Natali Fortier, le délicat souvenir d’enfance Zim zim carillon de Georges Lemoine, ou encore Après le feu de Claire Forgeot, Un million de poissons rouges de Sacha Poliakova.

De la belle ouvrage !

 

 

Galerie L’Art à la Page
8, rue Amelot – 75011 Paris
tél : 01 43 57 84 95

Lundi 9h30-18h30
Samedi 14h-19h30
Autres jours sur RDV
jusqu’au 27 mars

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 15:24

Alessandro Sanna, né près de Vérone en 1975, a une « carrière » déjà impressionnante (bibliographie sur son site + choix d’images : Images > Picture books).

 

Je l’ai découvert en 2007 sur le stand de Lirabelle à Montreuil, sous les atours de Mila, somptueuse chatte bleue conversant avec une fine petite souris crayonnée en quelques traits dont pas un n’est de trop, dont pas un ne manque (à voir sur le site de l’éditeur - texte : Elena Molisani).

 

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© Lirabelle


Ou peut-être était-ce plus tôt, dans Quel cafouillage (Kaléidoscope, 2005) où Gianni Rodari imagine un drôle de grand-père racontant le Petit Chaperon rouge à sa petite-fille mais cafouillant complètement à chaque étape du conte.

Sanna rejoua en couleurs avec la fantaisie de Rodari dans Et si on inventait les nombres ? (Kaléidoscope 2007), jonglerie poétique entre un adulte et un enfant.

 

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© Kaléidoscope

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© Kaléidoscope

 

Les éditions Grandir avait ouvert le feu dès 2002. L’orchestre du chat noir est l’histoire sans paroles d’un chat enlevé par des oiseaux pareils à des caractères chinois sur le ciel blanc ou à des blanches et noires sur les fils d’une portée.

La Nouvelle histoire de chat voit aussi un noir félin partir dans les airs… en rêve. Emporté avec le parapluie de la maison par une bourrasque, on le retrouve à la fin assoupi sous la table de la salle à manger. Ah, qui connaît les folles pensées d’un chat endormi ?

 

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© Grandir


Les éditions MeMo ont publié l’an dernier La terre respire, dont le beau texte poétique (signé Guia Risari) semble entraîner le pinceau de l’artiste (s’exprimant cette fois en amples aquarelles) à la suite de deux frères : entendant un jour un battement de cœur, ils partent sur ses traces et découvrent, émerveillés, la beauté du monde.

 

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© MeMo

 

Enfin, le dernier album d’Alessandro Sanna rend hommage à sa petite fille, dont la naissance a coïncidé avec la publication du livre, comme le rêvait son talentueux papa : Petite lumière est une pure merveille où tout est dit en quelques coups de pinceaux lancés avec tant de grâce et d’humour, de finesse et d’élégance...

Alessandro Sanna résume à lui seul tout le charme et la maestria que l’Italie nous offre inlassablement.

 

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© Grandir

 

Si vous voulez découvrir les planches originales de quelques-uns de ses livres, en feuilleter de nombreux autres (*), il faut vous dépêcher :

la bibliothèque des enfants de Faidherbe les expose encore jusqu’au… 24 janvier !

Un rendez-vous enchanteur, à ne pas manquer pour bien démarrer l’année…

 

(*) Dont un superbe livre inspiré par Mondrian [Hai mai visto Mondrian ?, Artebambini 2005] qui a reçu le prix Andersen en 2006.

Et un Don Quichotte absolument fascinant, dont est tirée l’illustration annonçant l’expo [Don Chisciotte e la risoluta volontà del sogno, Tre lune edizioni 2005].

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© Tre lune edizioni

 


Sites des éditeurs :

Grandir

L'Ecole des loisirs - Kaléidoscope

Lirabelle

MeMo


Deux vitrines de l'expo (photos Julie Auzillon) :

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© Grandir - Alessandro Sanna


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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 11:44

Si vous avez envie de finir 2008 ou commencer 2009 en couleurs, je vous recommande un petit voyage à la Bibliothèque Faidherbe. A l’étage des enfants règne Maïté Alazard, bibliothécaire-magicienne bien entourée. La passion de son métier, du livre illustré, du livre d’artiste, nous vaut régulièrement de fascinantes expositions.

Livres d’images de Corée se propose de refléter le dynamisme de l’illustration coréenne actuelle pour la jeunesse : albums en langue originale qui s’inscrivent dans la tradition artistique du pays, œuvres des éditions Chobang ou Jaimimage, créations graphiques contemporaines (Goh Gyong-Sook ou Suzy Lee par exemple), livres uniques ou à petit tirage. Vous aurez le bonheur de pouvoir ouvrir en parallèle un album en coréen et son homologue en français.

L’expo commence comme d’habitude à la sortie de l’ascenseur, les grandes vitrines de la première salle vous font entrer de plain-pied dans l’univers pictural coréen mais ce n’est qu’un (éblouissant) début : traversez la bibliothèque, faites autant de haltes qu’il vous plaira, le voyage se poursuit au fond, dans un espace entièrement dédié à ces merveilleux livres d’images nés en Corée.



Au vernissage de l'expo, Noëlla Kim raconte Il neige des couleurs, un album de Han Byeung-Ho et Lee Sang-Kwon qu’elle a traduit (passage piétons éditions 2007 - double pages visibles sur le mur) : une petite fille espiègle se promène avec son papa… Noëlla Kim en a lu ensuite quelques pages dans sa langue, nous faisant entendre toute une gamme savoureuse d’onomatopées.
J’avais admiré cet album l’an dernier à la Halle Saint Pierre (où se tient le Salon des éditeurs associés jusqu’au 4 janvier). L’expo Faidherbe a réveillé mon envie d’inviter la Corée à bord du Batalbum.
Un premier album coréen sera en ligne dans les prochains jours…

 

Bibliothèque Faidherbe

18, rue Faidherbe – Paris 11ème

Tél : 01 55 25 80 20

Jusqu’au 17 janvier !

Expo conçue et réalisée par la bibliothèque des enfants, avec l'appui de la Joie par les livres, de la Petite bibliothèque ronde de Clamart et de l'association Les Trois Ourses.


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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 11:34

Depuis quelques jours, un fort courant de littérature jeunesse va et vient entre Montreuil et la BnF. Sur le thème des Peurs et frissons, le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis a ouvert ses portes de librairie géante mercredi 26 novembre. Les éditeurs (plus de 300 exposants), les auteurs, les illustrateurs, et bien sûr des milliers de livres vous attendent encore ce week-end.

 

A la BnF ont eu lieu jeudi et vendredi les premières Rencontres européennes de la littérature pour la jeunesse organisées par La joie par les livres. Deux jours d’interventions passionnantes, dont les actes seront publiés l'an prochain. Opus 2 déjà attendu !
En fin de journée, tour ludique de Babar, Harry Potter & Cie avec deux des commissaires de l’exposition, Corinne Gibello-Bernette et Olivier Piffault.


J’y retournerai, j'en reparlerai, mais si vous habitez trop loin (et même si vous habitez tout près), le site de l'expo vous attend, hors pair comme toujours.
Juste une image aujourd’hui, pour vous allécher et vous donner une idée de la scénographie, entre écrin magnifique et cale de navire emplie de trésors.


 

Plus urgent, si vous faites partie comme moi de ceux qui courent aux expositions les veilles de fermeture : ne ratez pas le Tour d’Europe en 27 livres d’images (BnF, jusqu’au 3 décembre). Un livre par pays membre de l’Union Européenne. Les plus petits pays ne manquent pas de grands auteurs et illustrateurs - comment choisir parmi tant de créations ? A parcourir d’Est en Ouest la longue Allée Julien Cain, vous comprendrez que c’était bien la meilleure façon d’aborder les choses. L’accent mis sur chaque album permet de le savourer pleinement et donne envie de connaître les autres productions du pays. Invitation à aller plus loin.

La scénographie, d’une belle simplicité, unifie le parcours tout en mettant chaque livre en valeur. Deux pays par cimaise. Des petits panneaux renseignent sur les données géographiques –  superficie, nombre d'habitants, langue parlée – et sur les caractéristiques de l'édition jeunesse. La couverture de chaque ouvrage, reproduite en grand, est accompagnée d’un bref résumé, d’une double page intérieure, d’un extrait, de la biographie des auteurs et des illustrateurs. Enfin, le livre est là, physiquement, nous pouvons le toucher, caresser la texture des pages, sentir son poids, le feuilleter et le déchiffrer comme si la langue nous était familière.


L’ensemble donne un riche aperçu de la diversité européenne. D’avantage d’albums pour chaque pays et nous aurions été écrasés. Ainsi faite, l’exposition porte bien son nom : ballade au pays des images, tour d’Europe aléatoire, pour notre plus grand plaisir.










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