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  • : Carton à desseins
  • : Petites notes sur des albums de l'édition jeunesse - de l'espèce qui clignotent par tous les temps et illuminent l'écume des jours. Ici : pour vous. A bord du Batalbum ensuite, pour les enfants.
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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 12:27

 

L’été est une saison propice aux apprentis astronomes : les nuits sont plus courtes mais le ciel est plus clair, les étoiles plus proches, et le temps ralentit sa course, nous laissant des heures entières à savourer l’échappée belle des vacances.

 

Les enfants méritent bien de se coucher eux aussi plus tard certains soirs. Proposez-leur la traîne magique de la Voie lactée comme grand livre à déchiffrer avant de s’endormir… Quel bonheur : s’allonger dans l’herbe, écouter sans peur les sons nocturnes, sentir tous les parfums qui voltigent avec les papillons de nuit, et regarder ! Plonger dans l’océan du ciel, chercher la Grande Ourse, dessiner en l’air le tracé des constellations, n’est-ce pas là une belle histoire à se raconter ensemble ?

 

Mais où est la lune ?

Elle est partout dans ce joli album venu de Corée, édité par Picquier Jeunesse. L’auteur a étudié l’astronomie, il écrit maintenant des romans scientifiques pour la jeunesse. Pas à pas, il nous entraîne à la suite d’une petite fille et de son chat blanc pour nous faire découvrir avec elle les phases changeantes de la lune. Le texte ne s’embarrasse pas de poésie, il explique, il décrit, mais de façon si limpide et si bien rythmée que nous avons l’impression de nous promener à travers les pages.

Le talentueux illustrateur l’a compris ainsi : les images sont douces et envoûtantes, la lune énorme et proche, la nuit mystérieuse et colorée.


 

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Un album plein de charme à découvrir dans

le  Labo d’Abel à bord du Batalbum.

 

Bonnes vacances !

Et si vous avez la chance de voir une étoile filante cet été, n’oubliez pas de faire un vœu.


 

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Où est la lune ?

Texte : Jung Chang-hoon

Illustrations : Jang Ho

© 2009, Editions Philippe Picquier

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 15:53

Ma bonne humeur, brutalement ternie la semaine dernière par l'attaque massive de la bande à pub', a retrouvé de l'allant une fois l'assaillant replié.

Comment est-il venu ?

Depuis combien de jours était-il dans la place (tandis que je délaissais mon château en carton) ?

Le mystère reste entier mais un peu de mystère, après tout, n'est pas pour me déplaire dans ce monde high-tech où n'importe qui (la preuve) peut tartiner de sa prose l'écran d'un parfait inconnu...

 

Alors, je retire ma plainte furibarde et salue bien amicalement la bande à Overblog, grâce à qui les blogs sans pub  ont le droit de vivre, même en juin des années à treize lunes (on ne voit pas le rapport, me direz-vous, mais il est impoli de ne pas parler du temps ces jours-ci, il paraît que le simple fait d'en parler, même de la façon la plus allusive, réchauffe l'atmosphère).

 

PS sur la pointe des pieds (pour ne pas l'effaroucher) :

Bienvenue à toi, ô bel été timide !

 

 

PS du 26 août 2010 : Ne voulant pas faire de pub à la pub en écrivant un 3ème article sous ce titre, ce sera juste un discret PS, pour information à mes visiteurs. Je viens enfin de comprendre : de retour de vacances, je découvre mon blog bardé de pubs, les pages sont même "chassées" par des publicités pleine page, bref tout ce que je voulais éviter en venant sur Over-blog... Et ce matin, eureka, je lis qu'un blog inactif pendant plus de 45 jours est automatiquement "rentabilisé" par des publicités... Déjà 45 jours ! Soit. Je grimace. Bonne joueuse mais... Enfin, ça m'apprendra à me tourner les pouces !

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 09:32

Message à l'adresse de ceux qui viennent se promener par ici : je ne sais pas depuis combien de jours cela dure, mais je viens de découvrir que mon blog était bardé de pub ! 2 bannières + 2 fenêtres qui s'ouvrent en pop-up, "n'en jetez plus"...

J'étais venue sur Overblog parce qu'il était justement possible d'y avoir un blog sans publicité.

Si vous êtes un habitué de la plate-forme et pensez que je débarque de la lune (autrement dit : il y aurait du nouveau qui m'aurait échappé), merci de m'éclairer !

Si vous détestez comme moi les blogs qui crépitent sous le feu des pubs, revenez me voir dans quelque temps, je vous dirai où je suis partie (s'il est devenu impossible de rester par ici sans tomber dans ce quadruple panneau...).

Merci à tous et bonne journée (sous ce joli ciel bas de mi-juin teinté de brumes automnales) !

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Published by Sophie
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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 11:39

 

Drôle de Kâ ! et Je suis là, Maman ! sont à n’en pas douter le fruit d’une rencontre entre une artiste – Marie Legrand - et une éditrice – Claude Dagail - qui sait aussi prendre la plume. On sent dans ces deux albums une entente, un accord, une belle résonance entre le texte et l’image.

 

Drôle de Kâ raconte l’histoire simple d’un bonhomme solitaire, plutôt perdu dans la grande ville, avec pour seul compagnon un chien au nom banal comme son maître : Pilou. Un jour pourtant, il recueille sur la chaussée un oiseau blessé. Grâce à l’oiseau, sa vie change peu à peu, les chants et les couleurs illuminent sa maison. « Ça peut être beau la vie ! » Il l’avait oublié, il n’est plus le même. Dans la ville grise, avec Pilou, il se laisse emporter sur les ailes de l’oiseau libre.


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Je suis là, Maman ! aborde avec la plus grande finesse un sujet difficile et tabou : l’alcoolisme, celui de la mère qui plus est. Vraie maladie, vrai problème social dont l’enfant pâtit en silence. Ici, lassé des disputes, le père a quitté la maison. Tout devenant trop lourd pour elle, la mère se met à boire. Son enfant la voit partir loin, très loin elle aussi, dans les brumes du triste alcool. Lui s’éloigne à son tour : il n’a plus de copains à l’école, le problème de sa mère pèse sur sa vie. L’espoir est à portée de main pourtant, à portée de cœur. Avec tendresse, l’enfant oblige sa mère à le regarder, à se souvenir qu’il est là. Avec l’aide des « zanonymes » et à force de patience, de volonté, d’amour, le bonheur pourrait revenir.

 

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Marie Legrand s’est emparée de ces deux textes avec une puissance inouïe. Il y a dans son art autant de profondeur que de vibrante sincérité. On sent qu’elle s’en est donnée à cœur joie, même dans les pages les plus sombres. La technique qu’elle affectionne sert magnifiquement les deux histoires : elle étale du ciment sur des fonds de bois, de carton, ou sur toile, qu’elle gratte, grave, brosse, avant d’y peindre à l’acrylique avec la maîtrise d’une grande artiste. Cela tient de la fresque et de l’art pariétal, avec une palette de couleurs étourdissante.

 

A découvrir absolument dans la Galerie à bord du Batalbum.


Claude Dagail avait raconté au Salon de Montreuil le projet européen auquel elle participe avec les éditions espagnoles OQO : Les Contes du Chemin.

Pour en savoir plus, un petit détour s’impose par le site de La Compagnie Créative.

 

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Drôle de Kâ !

Texte : Claude Dagail

Illustrations : Marie Legrand

© 2005, La Compagnie Créative

 

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Je suis là, Maman !

Texte : Claude Dagail

Illustrations : Marie Legrand

© 2009, La Compagnie Créative

 

 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 10:40

En retrait du boulevard du Temple et du boulevard Beaumarchais, la rue Amelot égrène un peu secrètement ses trésors. A deux pas de l’Opéra-Bastille, la galerie L’Art à la page y expose depuis vingt ans les grands artistes méconnus que sont les illustrateurs.

Ne manquez pas la dernière exposition montée par Marie-Thérèse Devèze : EN NOIR ET BLANC
autour du travail d’estampe de Delphine Grenier, Laureen Topalian et Thomas Perino.

(jusqu’au 27 mars)


 

Delphine Grenier nous envoûte avec de grands monotypes aux jeux d’ombre et lumière inspirés par le tango argentin, ou bien ses délicates figures d’enfants au double mystérieux.

 

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Le style de Thomas Perino évoque à la fois les arabesques de l’Art déco et la géométrie pure de l’Art nouveau. Il a choisi pour medium la gravure sur bois. Jeux de formes, de volumes, de perspectives, dans l’absolue sobriété graphique du noir et blanc. La galerie expose son étonnante Annonciation et quelques-unes des gravures tirées d’Alice au pays des merveilles (voir la Tortue fantaisie du quadrille des homards !).

 

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Laureen Topalian puise son inspiration dans ses origines arménienne et juive sefarade, recréant d’après les photos de sa famille, des portraits d’une rare présence, au charme poignant. A voir absolument : ses merveilleux « théâtres » de carton (le portfolio de son site en donne un aperçu).

 

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Hors des sentiers battus, Marie-Thérèse Devèze suit avec passion un chemin buissonnier difficile : nous faire connaître l’œuvre picturale de ceux qui publient des livres pour enfants – et de fort beaux – mais qui s’adonnent à leur art dans d’autres « domaines ». Ne serait-il pas temps de décoller les étiquettes que les spécialistes de la spécialisation aiment à coller sur tout et tous. Delphine Grenier, dans ses livres pour enfants, s’adresse bien réellement aux enfants et les enchante : voyez Le vilain petit canard (Didier jeunesse), Les belles espérances et La lettre que j’attends (textes de Jo Hoestlandt, Le baron perché). Ses gravures autour du tango et des figures gémellaires, tout autre, sont non moins fascinantes. De même pour les très jeunes Thomas Perino (Pierre dans le loup, Alice au pays des merveilles au Seuil jeunesse) et Laureen Topalian (Le Prince tisserand au Sorbier).

 

Depuis 2006, Marie-Thérèse Devèze publie également, sur du beau papier, des imagiers monographiques où les grands illustrateurs contemporains ont carte blanche pour décliner leur inspiration sous forme d’abécédaire (Sara, May Angeli, Michelle Daufresne, Elzbieta, Emmanuelle Houdart, Alain Gauthier, Yvan Pommaux, Nicole Maymat autour de sa prestigieuse maison d’édition, Ipomée, où s’illustra Frédéric Clément à ses débuts). A voir aussi le Zoo de Natali Fortier, le délicat souvenir d’enfance Zim zim carillon de Georges Lemoine, ou encore Après le feu de Claire Forgeot, Un million de poissons rouges de Sacha Poliakova.

De la belle ouvrage !

 

 

Galerie L’Art à la Page
8, rue Amelot – 75011 Paris
tél : 01 43 57 84 95

Lundi 9h30-18h30
Samedi 14h-19h30
Autres jours sur RDV
jusqu’au 27 mars

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Published by Sophie - dans Expos et Salons
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 13:13

Sur un sujet terrible et difficile à aborder avec des enfants, Irène Cohen-Janca a écrit un texte d’une belle simplicité : Les arbres pleurent aussi.

L’arbre qui pleure est un marronnier. Pas n’importe quel marronnier citadin : le marronnier du jardin de la maison, 263 Canal de l’Empereur, à Amsterdam. Comme beaucoup de ses pareils dans toute l’Europe, il en train de mourir, miné par une minuscule chenille.

Il a un siècle et demi. Il en a vu des saisons, et des événements, mais il en est un qu’il veut raconter avant d’être abattu.

 

Dans la maison, « captive comme un oiseau en cage », une jeune fille de treize ans tenait son journal. Sa famille était venue de Francfort à Amsterdam dès 1933. En 1942, avec des amis, ils se cachent là, Canal de l’Empereur. Un beau jour d’août 1944, une voiture s’arrête devant la maison, des policiers armés surgissent… La vie d’Anne Frank s’arrêtera à Bergen-Belsen, quelques mois plus tard.

 

Pendant deux ans, elle a tenu son journal. Pendant deux ans, par une lucarne, elle a regardé les saisons passer dans l’arbre, et la vue de l’arbre a nourri ses espoirs de vie, de liberté. Sans doute aussi l’a-t-il consolée quand elle entendait « le grondement de tonnerre qui approche et nous tuera » ou quand elle ressentait « la souffrance de millions de personnes », selon ses propres mots pleins de maturité précoce.

 

Maurizio Quarello manie toute la gamme des couleurs avec force – voyez chez Sarbacane Au bout des rails et Le voyage de la femme éléphant, le superbe Histoires naturelles de Jules Renard chez Milan et Toni Mannaro jazz band au Rouergue. Il a choisi d’aborder l’histoire d’Anne au crayon, avec douceur, avec pudeur. Sauf quelques rares touches suggérant la vie heureuse, la couleur (brun, rouge sang, noir) n’intervient que pour exprimer la cruauté de l’histoire.

 

Celle-ci n’est pas travestie, mais l’horreur est voilée par la poésie narrative et picturale. Suggérée et non assenée - à l’image d’Otto Frank et sa fille, portant l’étoile jaune, qui se reflètent dans la chaussée pluvieuse - elle peut faire son chemin, l’enfant peut la recevoir.


 

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Au fil des pages cependant, expressionnistes et sobres, certaines illustrations disent la brutalité, la violence. J’ai choisi, pour les « résumer », de montrer les barbelés du camp où s’est accrochée une feuille de marronnier brun rouge, comme un signe de l’arbre ami – a-t-il voulu suivre Anne dans sa déportation, ou la rejoindre en mourant à son tour ?

 

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Le livre s’achève en douceur sur la renaissance de l’arbre : greffon qu’un enfant vient arroser, greffon dans lequel se perpétuera le souvenir d’Anne.

Cet album est le coup-de-cœur de l’équipage à l’occasion du Printemps des Poètes.

 

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Les arbres pleurent aussi

Texte : Irène Cohen-Janca

Illustrations : Maurizio A.C. Quarello

© Rouergue, 2009

 

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 19:16

Un lapin blanc attablé avec une petite fille aux grands yeux attentifs, émerveillée par ce qu’il raconte, hmm hmm, ça vous rappelle quelque chose ?


Carl Norac (doublement invité d’honneur à bord) signe cette fois des Petits poèmes pour passer le temps, tour à tour graves et loufoques, tendres et amusants.

Il y a des comptines pour chaque fête et saison, des poèmes sur tous les temps : le temps qu’il fait, le temps qui passe, et le temps extra-fin des émotions.


Dans La semaine des sept erreurs, un monsieur distrait avale sa clef le jeudi tout en mettant sa tartine sous le paillasson. Tandis que « les cigales bossent l’été », il pleut des oiseaux et le perce-neige ne perce rien parce que la neige a fondu (fameuse comptine haïku).


 

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La merveilleuse réussite est d’avoir fait appel à Kitty Crowther pour illustrer ces quarante poèmes plus profonds que le terrier du lapin et plus légers que l’air printanier. La profondeur devient aérienne, la légèreté s’empreint de gravité, le trait délicat des crayons de couleur fait danser les mots joueurs. Si j’essaie de définir quel est le charme particulier de Kitty Crowther, c’est toujours la tendresse qui me vient à l’esprit, qui me semble exprimer le secret de son art. Une tendresse essentielle, aussi pudique et nue que celle des enfants.

Le bonheur du poète et de l’artiste se trahit au jaune soleil qui illumine chaque page.

Bonheur partagé.

A découvrir dans le Moulin à paroles.

 

 

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Petits poèmes

pour passer le temps

Texte : Carl Norac

Illustrations : Kitty Crowther

© 2008, Didier jeunesse

 

 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 12:05

« A quoi sert un livre ? ça sert à mieux vivre » disait Bruno Munari. Ça sert à mieux dormir aussi : que feraient les enfants, dans le soir tout noir, sans une petite histoire ? Il était une fois… Et vous lisez, ou bien vous racontez. Et l’enfant s’endort bercé par le son de la voix familière qui sème des mots magiques.

 

Carl Norac, jamais à court d’imagination, a conçu plus de cinquante micro-histoires « pour les enfants qui s’endorment très vite ». Merveilleux exercice où il se (nous) délecte en jeux de mots et fines acrobaties verbales. Rire et sourire, ce n’est pas mal non plus au seuil de la nuit, sombre dame au silence inquiétant.

 

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Pas sûr que l’enfant s’endorme si vite, je crois plutôt qu’il en réclamera une autre et encore une autre et "juste une dernière"…

 

Le jeune illustrateur Thomas Baas sert cette délicieuse ribambelle de Petites histoires avec son beau talent d’affichiste. L’ambiance est un peu rétro, les coloris raffinés, l’humour en perpétuel va-et-vient des mots à l’image.

Un régal.

 

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A découvrir à bord du Batalbum

dans le Moulin à paroles.

 

Petites histoires

pour les enfants qui s’endorment très vite

Texte : Carl Norac

Illustrations :Thomas Baas

© 2008, éditions Sarbacane

 

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 12:39

Ouvrir un livre de Kveta Pacovska (née à Prague en 1928) revient à plonger dans un torrent de couleurs.

Un torrent défiant les lois de la nature ou les recomposant plutôt, avec l’œil et la main de cette artiste hors du commun : les formes géométriques,

les chiffres et les lettres, les pliages, les reliefs, les découpes, tout dans ses livres est éclaboussé par la couleur.

 

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Connue des enfants comme « la dame qui fait des livres en rouge », elle manie aussi bien tout le spectre, et joue comme nulle autre des contrastes entre noir et blanc, sans oublier quelques traits de vif-argent.


Je ne résiste pas au plaisir de citer cette phrase que vous trouverez dans un remarquable entretien sur le site de Télémaque (CRDP Créteil) : « J'aime toutes les couleurs, mais certaines sont plus difficiles à travailler que d'autres. Je me souviens d'un texte de travail que j'ai écrit il y a quelques années, et qui disait à peu près ceci : le blanc est la meilleure couleur pour moi, car elle est pure ; le jaune est la meilleure couleur pour moi, de par sa chaleur ; le rouge est la meilleure couleur pour moi, chaleureuse et brillante ; le vert, qui est la meilleure couleur pour moi, reflète le vivant ; le bleu est la meilleure couleur pour moi, parce qu'elle est liée à notre esprit ; le noir est la meilleure couleur pour moi, car c'est la reine des couleurs qui contient toutes les couleurs, les recouvre toutes… Chaque couleur pour moi est la meilleure. »

 

Formes et couleurs jouent une partition éblouissante dans ses livres.

Seuil jeunesse a édité les premiers : Couleur couleurs, livre-jeu - Alphabet, livre-objet - Le théâtre de minuit - Un livre pour toi… En 2005, un stupéfiant classique paraît chez NordSud : La Petite fille aux allumettes. Ont suivi chez minedition : Le petit Chaperon rouge (2007), Hänsel et Gretel (2008), enfin Cendrillon.


Deux « monuments » (dans la catégorie torrents bien sûr) vous donneront l’illusion de tenir entre les mains les oeuvres originales de cette grande dame au visage si lumineux et juvénile : Kveta Pacovska à l’infini (Editions du Panama, 2007) et le Catalogue d’art Pacovska maximum contrast de Eva Linhart (minedition, 2008).

 

Cendrillon est à bord du Batalbum. Venez vite,

n’attendez pas les douze coups de minuit !

 

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Cendrillon

Charles Perrault

Kveta Pacovska

© 2009, minedition

 

Vous pouvez feuilleter l’intégralité des ouvrages édités par minedition sur le site de l’éditeur.


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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 13:05

Il serait temps d’en parler, un mois après Noël ! L’album est en bonus depuis des semaines sur le Batalbum.

Pour ceux à qui il aurait échappé, je signale donc ce très beau conte librement inspiré du récit de Charles Dickens A Christmas Carol.

Le vieil Ebenezer Scrooge de Dickens est ici un jeune orphelin solitaire et ombrageux dans son beau manoir : Boustru, qui déteste Noël et que Stéphane Poulin a représenté sous les traits d’un cochon, boudeur à la première page, épanoui et souriant à la dernière.

Entre-temps, une souris lui a rendu visite aux premiers coups de minuit, l’entraînant dans la plus étrange aventure hors du temps : réduit à la taille d’un souriceau, il l’a suivie pour découvrir, par un trou pas plus grand qu’eux, la magie de Noël. Les Noëls passés d’abord, où il se voit successivement joyeux avec ses parents et si triste après leur mort. Pour le Noël présent, Boustru voit la bande des « enfants abandonnés » respirant la joie de vivre dans leur misérable cabane. Les Noëls futurs seront moins heureux : il se voit seul dans sa chambre, grand jeune homme occupé à compter et recompter ses vieux jouets tandis que Loupiotte grelotte de fièvre au milieu de ses compagnons, dans la pauvre cabane.

Choc salutaire ! Boustru ne veut pas que l’avenir soit ainsi. Alors que les derniers coups de minuit sonnent, l’enfant maussade court au dehors chercher les « enfants abandonnés » qu’il veut inviter à festoyer. Cette nuit de Noël, si mal commencée, sera heureuse grâce à ses nouveaux amis.


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Stéphane Poulin avait déjà donné un magnifique Bestiaire peint à l’huile en 2003 (Les 400 coups éditions). Le beau texte de Lucie Papineau l’a inspiré dans la même veine : tous les personnages sont des animaux joliment caractérisés.

Le grain de ses toiles est visible. A la boutique du début, vue en contre-plongée, enfouie sous une neige verte, fait écho plus loin un merveilleux paysage hivernal inspiré de Brueghel (Les chasseurs dans la neige).

Du très bel art pour une histoire qui ne peut laisser insensible.


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Un chant de Noël

Texte : Lucie Papineau

(d’après le récit de Charles Dickens)

Illustrations : Stéphane Poulin

© Les éditions Héritage inc. 2004

Dominique et compagnie (Québec)

 

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Le récit de Dickens a souvent inspiré le 7ème art.

Dernière adaptation : Le drôle de Noël de Scrooge, réalisé par Robert Zemeckis et sorti fin 2009.

Pour en savoir plus sur toutes ces adaptations :

lire l’article de Nicolas Schiavi.

 

 

 

 

 

 

 

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