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  • : Carton à desseins
  • : Petites notes sur des albums de l'édition jeunesse - de l'espèce qui clignotent par tous les temps et illuminent l'écume des jours. Ici : pour vous. A bord du Batalbum ensuite, pour les enfants.
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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 18:53

 

Depuis que le Batalbum vogue sur le web, son équipage a embarqué plus d’une centaine d’albums. Ceux qui ont trait à des « problèmes sociaux » ou aux « grandes questions de société » ont été rares :

Les yeux de Léna, doux portrait d’une enfant atteinte de maladie génétique ;

Les couleurs retrouvées,  Noir/Voir et Le livre noir des couleurs à propos de la cécité.

Je suis là, Maman ! évoque  avec tact une mère alcoolique.  

 Le parapluie vert illustre la générosité discrète d’une petite fille envers un clochard.  

 Le mineur et le boulanger réconcilie le blanc et le noir (de la peau).

Un seul album raconte l’une des tragiques histoires de notre temps, et encore le fait-il à travers la mémoire d’un marronnier : Les arbres pleurent aussi, inspiré de l’histoire d’Anne Frank.

 

Rares parce que je n’aime pas l’acharnement avec lequel certains se croient tenus de tout dire, tout aborder, ne rien cacher, comme si les enfants ne méritaient pas d’être mieux traités que nous autres, adultes, saturés à longueur de journée par le torrent boueux que déversent les médias. Nos problèmes ne sont pas leurs problèmes. Pensez-vous qu’ils seront plus justes que nous, moins criminels que nous, parce que nous aurons martelé tôt dans leurs cervelles nos discours vertueux ? Je crois bien davantage à l’exemple, dont se dispensent tant de nos bruyants démagogues. Je crois aussi que l’enfance a besoin d’un tact infini. C’est ce qui m’a touchée dans les albums évoqués.

 

Alors, pensez, la FAIM, la faim dans le monde – et nous savons tout de suite de quoi il est question, ce n'est pas un problème abstrait, une affaire d'opinion. La faim est un besoin si élémentaire, si vital que le nouveau-né, comme l’oisillon, met d’instinct toute son énergie à réclamer ce qui lui semble dû. Et pourtant…


 

Toutes les six secondes dans le monde

Un enfant meurt de faim


 

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François David et Olivier Thiébaut ont travaillé trois ans sur l’album que Møtus vient de publier :

Un rêve sans faim. Trois ans pour trouver l’image

et le mot justes, pour traduire avec la poésie de la pudeur une réalité insupportable et tragique, mais aussi l’espérance que suggère le titre. Tantôt les mots semblent couler de l’image, tantôt l’image leur fait écho. Page après page, comme dans la toile tissée sous les poèmes, nous entrons dans cette réalité si lointaine, si inconnue de nos pays nantis.

Et tandis que la faim devient plus proche et vraie, nous nous prenons à espérer, à rêver, à vouloir agir.

 

Seuls deux visages d’enfants réels ont été glissés dans les compositions de l’illustrateur, avec toute la délicatesse possible – délicatesse envers ces enfants d’abord, envers leurs parents qui les ont vu souffrir et mourir peut-être. Je ne les montre pas ici, exprès, pour vous inciter à trouver ce beau livre, à l’offrir à des enfants et à des grandes personnes qui ont faim de justice car…

 

Aussi vrai que la terre est ronde

elle est généreuse et féconde

Elle a bien assez pour nourrir

tous les enfants du monde

 

 

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Un rêve sans faim

Texte : François David

Images : Olivier Thiébaut

© 2012, éditions møtus

 

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Sur chaque exemplaire vendu, 1 euro est reversé à l’ONG Sharana, ONG indienne. Dans la région de Pondichéry, elle mène des projets liés à l’éducation des enfants. Elle se consacre aussi au développement de la culture de la spiruline, cette algue, dotée de pouvoirs nutritifs, évoquée dans un des poèmes du recueil. 

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 12:37

 

 LA JOIE DE LIRE de Francine Bouchet fait partie de mes éditeurs fétiches. Si vous habitez Genève, il est encore temps d'aller jubiler à la Bibliothèque de la Cité (jusqu'au 13 octobre). La Joie de lire, née en 1987, fête ses 25 ans (dossier de presse ici).

 

 

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A Montreuil (2011), le coup de foudre a été instantané pour les deux albums de l'écrivain hongroise Éva Janikovszky illustrés par son compatriote Lászlo Réber, que La Joie de lire venait de rééditer.

 

MOI, SI J'ÉTAIS GRAND (initialement publié à Budapest en 1965 et chez Flammarion l'année suivante) annonce d'entrée de jeu la couleur :

 

Tous les enfants savent,

même les plus petits,

qu'être un garnement

est bien plus marrant

qu'être obéissant.


 

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INCROYABLE MAIS VRAI (à Budapest en 1966, chez Flammarion en 1977) commence ainsi :

 

Quand j'étais petit, j'avais du mal à croire

que l'une de mes mamies était la maman de papa

et que mon autre mamie était celle de maman.

Quand j'étais petit, j'avais du mal à croire

qu'un de mes papis était le papa de papa

et que mon autre papi était celui de maman.

 

Là-dessus, le narrateur, qui a un peu grandi et y voit plus clair, entreprend d'expliquer la généalogie familiale à sa petite soeur Mimi...


 

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Les textes ont toute la drôlerie et la vivacité du regard enfantin sur l'univers adulte dont leur propre monde a si franchement tendance à déborder. Les images, qui empruntent à l'enfant ses crayons de couleur et son trait épuré au graphiste qu'était László Réber, sont une merveille de fraîcheur et d'humour. "Politiquement incorrects et légèrement subversifs", nous avertit l'éditrice. Quand deux grands artistes jouent en parfait accord, avec impertinence et gaieté...

 

Les deux albums avaient donc été réédités par La Joie de lire en septembre dernier. Jolie surprise, un an plus tard : RÉPONDS CORRECTEMENT ! et LA CHANCE QUE J'AI ! le sont à leur tour.


 

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Dès Montreuil, je m'étais promis de les embarquer sur le Batalbum. J'ai tardé, vous l'avez compris, et quatre saisons ont passé, mais j'aurais d'autant plus de joie à convier (très bientôt) les quatre à bord ! Et vous à les découvrir, je l'espère, en vous promenant sur le pont...

 

Avril 2013 :ils sont dans l'à-coeur-blogue de Roch et Selma !

 

P.-S. : Pour prolonger la danse hongroise - au rayon de la littérature adulte cette fois -, je citerai deux livres (deux pépites d'or pur) et trois noms qui me sont particulièrement chers : Niki, l'histoire d'un chien de Tibor Déry, tout Sándor Márai mais avant tout Les braises, et (presque) tout Magda Szabó.


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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 12:00

"Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie,
Et s'est vêtu de broderies,
De soleil luisant, clair et beau."

 

Le souriant Rondeau de printemps de Charles d'Orléans m'a toujours enchantée, comme Le Vent de Emile Verhaeren, sombre et terrible, appris dans le primaire (nous ne comprenions sans doute pas grand chose mais sa musique devait nous empoigner l'âme) :

 

"Sur la bruyère longue infiniment,

Voici le vent cornant Novembre"...

 

L'automne est venu, l'hiver a laissé place au printemps, et ce sont ainsi quatre pleines saisons, toute une année qui a passé sans un signe de ma part. Une année dense et manquant d'interstices, si vous voyez ce que je veux dire.

 

Les événements dont j'aurais aimé vous parler n'ont pas manqué pourtant : première Biennale des malcoiffés, Salon de Montreuil, expositions, livres attendus, coups de coeur inattendus... Je serai (assez) brève sur chacun pour que tous aient du moins leur place dans cet article de rentrée (en deux ou trois volets).


 

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A tout seigneur tout honneur, commençons par les MALCOIFFÉS (nom emprunté à une tour de fière allure appartenant à l'ancien palais ducal de Moulins). J'avais déjà pris le chemin de Moulins au printemps 2010, pour aller voir L'art russe de l'image pour enfants (1900-1945)1 au Centre de l'illustration qui s'appelle désormais le MIJ (Musée de l'Illustration Jeunesse)2.

 

En plus d'être une ville magnifique, Moulins abrite deux complices : l'écrivain-éditeur Nicole Maymat et l'imprimeur-éditeur Dominique Beaufils. On leur doit le superbe catalogue des éditions ipomée (créées en 1977), repris en 1991 par Albin Michel. Ils ont initié et participé à la création du Centre de l'illustration qui a ouvert ses portes en 2005. Infatigables et passionnés, ils ont réalisé un autre rêve : voici un an bientôt, le 29 septembre 2011, l'association des malcoiffés (née en 2010) lançait l'événement autour duquel elle gravite, son Festival des illustrateurs. Trois jours de fête pour l'image, ses artistes, les professionnels et le grand public. Le beau temps était au diapason de cette première biennale sous le signe de la bonne humeur et du talent, dans une ambiance chaleureuse largement due à Nicole, Dominique et Cie.

 

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Huit illustrateurs étaient invités : Loren Capelli, Frédéric Clément, Kitty Crowther, Natali Fortier, Henri Galeron, Benoît Jacques, Georges Lemoine et Les chats pelés. On appréciera le formidable éventail, la diversité des styles et des personnalités. Un parcours illustratif au Musée Anne de Beaujeu donnait à voir d'autres illustrateurs et complétait les divers lieux de la ville investis par les oeuvres des invités (leur accrochage avait "subi" tout l'art d'une autre fée discrète et généreuse : Marie-Thérèse Devèze de L'Art à la Page). Déambuler au hasard d'un lieu à l'autre, chacun avec son caractère propre, a fait partie des grands plaisirs et des belles réussites du festival.


Faute d'avoir trouvé le temps de vous raconter en direct ces journées inoubliables, je vous invite à lire l'excellent compte-rendu de Dominique Laganne sur Cher media. Et à suivre de près les faits et gestes des malcoiffés, en attendant la deuxième édition du Festival, en 2013.

 

_________________

 

1 Cette exposition (voir le dossier de presse) réunissait entre autres les oeuvres de Lebedev, Samuel Marchak, Bilibine, Alexandre Benois, Nathan Altman, Rojan (Fédor Rojankovsky), Chem (Alexandre Chemetoff), Hélène Guertik, Alexandra Exter, Nathalie Parain et... Elisabeth Ivanovsky qui aura fait un séjour longue durée dans la Galerie du Batalbum (les habitués me pardonneront, les visiteurs occasionnels auront été d'autant plus nombreux je l'espère à découvrir cette merveilleuse artiste - attention, elle s'effacera bientôt devant ALICE, la prochaine "grande expo" de Lou).

 

2 Le Grand Prix de l'illustration y a été remis cet après-midi à Jean-François Martin pour les Fables d'Esope (éditions Milan). Cela me fait d'autant plus plaisir que "ses" Poèmes de Maurice Carême (Bayard jeunesse) étaient dans le numéro de lancement du Batalbum !


 

* 

 

J'ai entendu à Moulins un homme de talent que j'admirais depuis longtemps mais sans savoir qu'il était en plus un homme de qualité : Henri Galeron, qui ne parle pas beaucoup, qui ne parle pas fort, mais dont la présence ressemble à ses images - même charme un peu mystérieux, même humour sous-jacent.

 

Alors, toutes affaires cessantes, dès qu'il y a eu un peu d'interstice, je l'ai fait inviter par Nicéphore dans le Moulin à paroles du Batalbum, avec son ami et complice, le poète-éditeur de Møtus, François David. Ils y sont encore, ne les manquez pas ! Trois livres de poésie et de folie douce, signés par Paul Vincensini, Michel Besnier et François David.


 

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A ne pas manquer non plus, en "bonus" sur le Batalbum, ces deux albums hors normes illustrés par Henri Galeron : Monsieur tout en hauteur, Le Chacheur tout en largeur, chez (Les Grandes Personnes) de Brigitte Morel (hmm, sévit chez les malcoiffés).


 

*

 

Je terminerai pour aujourd'hui sur le cher André Hellé aux yeux d'enfant rêveur. Un peu "brûlées" par la réédition de L'Arche de Noé un an avant chez Circonflexe, les éditions MeMo ont publié en 2011 la magnifique version du maître-imprimeur Tolmer : les Drôles de bêtes de 1911. L'album, sorti à l’identique, dans son format géant, a été réalisé en collaboration avec l’Association des Amis d’André Hellé.


 

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Je l'avais annoncé ici (en jouant au jeu des comparaisons entre les deux versions), en même temps qu'une exposition attendue, retardée, enfin proche :

 

Drôles de jouets ! 
André Hellé ou l'art de l'enfance

au Musée du Jouet à Poissy

du 18 octobre 2012 au 9 juin 2013

 

Pour vous allécher, rien de tel qu'un tour dans le copieux dossier de presse de l'expo, ou chez MeMo (voir les pages du Tigre et de la Girafe), et chez les Amis d'André Hellé bien sûr.

 

Ainsi, la (première) boucle est bouclée, d'un automne à l'autre... mais elle reste ouverte, d'autant que s'annonce la publication par MeMo d'un deuxième album du grand artiste et créateur de jouets : L’Histoire d’une boîte à joujoux, inspirée du ballet pour enfants La boîte à joujoux, mis en musique par Debussy en 1913 sur un livret illustré d’André Hellé.

 

 

Bonne rentrée à tous !

 

 


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Published by Sophie
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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 14:41

Connaissez-vous le scarabeethoven, le chat-ours et le corboa (qui « plein de joa ouvre son large bec, laisse tomber sa proa ») ? Bienvenue chez les Oulipiens, jongleurs savants ès rimes étranges et farfelues, qui inventent les contraintes les plus rigoureusement mathématiques pour mieux jouer avec les mots. Mais que disent-ils d’eux-mêmes ?

 

OULIPO ? Qu'est ceci ? Qu'est cela ? Qu'est-ce que OU ? Qu'est-ce que LI ? Qu'est-ce que PO ?
OU c'est OUVROIR, un atelier. Pour fabriquer quoi ? De la LI.
LI c'est la littérature, ce qu'on lit et ce qu'on rature. Quelle sorte de LI ? La LIPO.
PO signifie potentiel. De la littérature en quantité illimitée, potentiellement productible jusqu'à la fin des temps, en quantités énormes, infinies pour toutes fins pratiques.
QUI ? Autrement dit qui est responsable de cette entreprise insensée ? Raymond Queneau, dit RQ, un des pères fondateurs, et François Le Lionnais, dit FLL, co-père et compère fondateur, et premier président du groupe, son Fraisident-Pondateur. 

 

Suite ici 


Georges Perec, Italo Calvino, Marcel Duchamp en étaient, je vous laisse imaginer la descendance…

 

Pour le jubilé de l’OuLiPo (mais oui, c’est le bon mot : 50 ans en 2010 !), les éditions Rue du monde offrent aux enfants Le petit Oulipo, une anthologie de textes réunis par Paul Fournel, « secrétaire définitivement provisoire » de l’OuLiPo jusqu’en 2003, son président depuis, auteur de coquines Manières douces sous le nom de Profane Lulu.

 

La jeune Lucile Placin a illustré l'album avec une évidente jubilation. Textes et images rivalisent d’inventivité. C’est joyeux, débridé, flamboyant. Mais attention, il ne s’agit pas d’un « digest » facile à ingurgiter par de jeunes lecteurs. « A partir de 8 ans et pour tous » dit le communiqué de presse. L’esprit oulipien est vraiment là, les pratiques littéraires sont mises à la portée des enfants, mais sans facilité complaisante.

 

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Du lipogramme au monovocalisme, du rondeauderdrome à la surdéfinition, du mot-valise au proverbe détourné, Le petit Oulipo est un bel antidote à ce juillet morose tirant sur le gris.


Une friandise à déguster sans modération.

A découvrir sur le Batalbum, dans le Moulin à paroles de Nicéphore, radio du bord.

 

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Sur le site de l’OuLiPo vous pourrez vous frotter à la « contrainte du mois » avec les onze lettres du mot ulcération. (En me creusant les méninges, j’ai imaginé pêle‑mêle : Ô écrin, salut ! // Ce tour salin // Trains coulés // Son car utile… Je compte sur vous pour inventer les chaînons manquants.)

 

Voici en attendant une « Nouvelle sollicitude » estivale que m'a inspiré le succulent caramel à carie de mon enfance (preuve qu’il n’est pas de hasard, et je ne mâche pas mes mots, ledit caramel est venu au monde à peine six ans avant l’OuLiPo) :

En lançant leur canne, les pêcheurs chantonnent

Car dans la baie calme abondent bars et thons

Mais le baryton Rambar traîne au bar

Qu’a Rambar ?

 

Bonnes vacances !

 

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Le Petit Oulipo 

Anthologie de textes de l’Oulipo

Réunis par Paul Fournel

Images de Lucile Placin

© Rue du monde, 2010

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:55

Il y a d’excellents albums documentaires, riches en contenu, joliment mis en page, qui ne sont pas pour autant des albums ‘‘ artistiques ’’ - je veux dire des albums où les images sont réalisées par des artistes, où l’illustration n’est pas seulement didactique mais dénote un regard, une sensibilité d’artiste.

 

René Mettler a ce regard, cette sensibilité. Né en Suisse en 1942, il côtoie très tôt couleurs et pinceaux, grâce à un grand-père héraldiste. Devenu graphiste, il s’installe à Paris. En 1971, après un long séjour à Londres qui l’a mis en contact avec l’illustration anglaise, il décide de se consacrer entièrement à ce bel art lié au livre. René Mettler est un amoureux fervent de la nature. Son domaine de prédilection sera donc le documentaire sur la nature. Les titres se succèdent chez Gallimard à partir de 1985, dans les collections « Mes premières découvertes », « Découverte Benjamin », « Secrets ».

 

Depuis 1997, il compose des albums grand format, où la nature est minutieusement observée dans ses variations au fil des heures et des saisons. Son regard va du lointain au proche, du macroscopique au microscopique. « Fixer un paysage, dit-il, c’est arrêter le temps, apprendre à regarder. Je fais beaucoup de photos du même endroit à des moments différents, avec des lumières différentes. Le paysage, c’est le plus beau des spectacles gratuits. »

 

Son dernier ouvrage, Le grand livre de l’arbre et de la forêt, est « une célébration de tous les arbres du monde ». Après le sommaire alléchant, une double page offre un grand paysage à la Corot, histoire de planter le décor ou plutôt l’atmosphère. Pas de tape-à-l’œil ici, pas de grand discours, pas d’effets comiques ou dramatiques pour que porte la ‘‘ leçon de choses ’’. Mais une invitation à entrer dans ce livre comme on s’embarque pour un grand voyage.

 

Les doubles pages se succèdent, emportant le lecteur-voyageur dans leur enchantement. Sous le pinceau de René Mettler, la préhistoire n’a pas la froideur désormais familière des images de synthèse, elle s’anime étrangement. Plus loin, les animaux de la forêt tempérée se rassemblent dans une même image divisée en jour et nuit, et l'art du peintre donne tout son charme à l'artifice. La forêt tropicale, la savane arborée se révèlent de même, dans la riche diversité de leurs arbres et de leur faune.

 

 

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Le texte est aussi précis, vivant et captivant que le dessin. Anatomie  et croissance de l’arbre, photosynthèse, circulation de la sève, feuillus, conifères, palmiers, les explications approfondissent l'image en termes clairs. De même que les illustrations nous font naviguer de l'ensemble au détail, différentes polices de caractère structurent les pages du général au particulier. Tout l'ouvrage respire l'harmonie, éveille à chaque pas la curiosité. Les amateurs de records découvriront à la fin le plus vieil arbre, celui au plus gros fruit, la plus grande frondaison, le bois le plus léger… - non, je ne donnerai pas leurs noms, il faut partir en quête de ce vaste livre, il faut faire le voyage !

 

A l’heure où Internet fournit tous les renseignements possibles de manière instantanée, où la télévision nous offre en haute définition des documentaires étonnants, où la photographie met à notre portée le cosmos immense et l’infiniment petit, la parution d’un tel album est un événement extraordinaire et réconfortant.

Avec René Mettler, oui, le temps s’arrête, nous apprenons à regarder, et la beauté du monde se raconte, en 56 pages plus reliure, une reliure nervurée comme une fine écorce.

Beau comme un séquoia géant !

Les enfants aimeront ce livre comme un trésor.

 

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Le grand livre de l’arbre et de la forêt 

René Mettler

© Gallimard Jeunesse 2010

En partenariat avec l’Office National des Forêts (ONF)

A découvrir dans le  Labo d'Abel, à bord du Batalbum.

 

Le livre a été imprimé en Espagne et « le papier de cet ouvrage est composé de fibres naturelles, renouvelables, recyclables et fabriquées à partir de bois provenant de forêts plantées et cultivées expressément pour la fabrication de la pâte à papier. »

 

L’ONU a désigné 2011 « Année internationale des forêts ».

Souhaitons que les arbres en profitent, et nous tous avec eux !

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 09:47

L’autre soir, entre les volumes de verre géants de la BnF, une nuée d’étourneaux s’est lancée dans un ballet époustouflant. Moment magique, sur un ciel d’heure bleue. Pendant de longues minutes, ils ont tournoyé au-dessus de nos têtes, en bandes rapides comme des bolides, se croisant sans heurts, souples et gracieux comme des voiles immenses.

 

Ils ressemblaient aux oiseaux de  Laëtitia Devernay, ceux qui emplissent toute une double page de DIAPASON avant que leurs ailes ne redeviennent des feuilles et qu’ils ne regagnent leurs arbres en nuées harmonieusement dirigées par le chef d’orchestre.

 

Album sans texte, leporello qui se déploie sur 132 pages, DIAPASON est une « ode à la musique ». Des portées sans notes de la couverture, on passe à la verticale de troncs où elles forment le sinueux tracé de l’écorce. Un petit homme paraît. Queue de pie et baguette à la main, il intrigue. Nous désirons le suivre, où qu’il nous mène dans les plis de ce bel accordéon.

Avec agilité, il escalade un tronc et se retrouve à la cime d’un arbre taillé en boule, le plus haut de ce petit bois aux allures de noires et blanches, rondes et croches. Le chef d’orchestre alors étend ses bras.

 

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Au premier frémissement de la baguette, une première note rompt le silence : une feuille se détache et s’envole, suivie par d’autres, et d’autres encore, de tous les arbres, feuilles-oiseaux, notes-oiseaux aux ailes de feuilles tourbillonnant et dessinant dans le ciel blanc des harmonies merveilleuses, des arias tour à tour graves et légères, qui s’éloignent et se rapprochent, s’atténuent et s’amplifient jusqu’au salut final du surprenant musicien.

 

 

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Je ne dirai pas la fin de l’histoire mais c’est exactement cela que je vous souhaite à tous pour la nouvelle année (sur le site de l’éditeur, la dernière image - qui n’est pas celle du livre - vous mettra sur la piste…).

 

Bonne Année 2011,

au diapason de vos plus belles aspirations !


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DIAPASON 

Laëtitia Devernay

© 2010, La Joie de lire  (Genève)

Ce premier livre de Laëtitia Devernay fait partie des cinq gagnants de la 3ème CJ Picture Book Award en Corée. Il a été sélectionné parmi 447 titres de 29 pays.

 

Un album d'une rare beauté, à découvrir sur le Batalbum.  

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 09:00

De ce livre-là, j’aurai plus de mal à vous parler car cette fois il s’agit… du mien.

Une histoire de papillon géant que les jeux du hasard ont entraîné (avec quelle joie !) vers Chan-ok et la collection Perles du ciel chez Flammarion.

 

Dans un petit royaume de l’Asie orientale, le temps s’écoule paisiblement. Les gens sont heureux, leurs souverains sont « bons, justes et joyeux ». Le roi aime passionnément la chasse aux papillons. La reine les collectionne avec la même passion. Mais une nuit, après avoir reçu un bijou hors du commun, la reine voit en songe le plus prodigieux des papillons : les couleurs de ses ailes « changent sans cesse, dessinant de féeriques paysages qui s’évaporent l’instant d’après ». Le lendemain, bouleversée, elle ne veut plus entendre parler de chasse aux papillons. Le roi va-t-il l'écouter ? Ce mystérieux visiteur va-t-il détruire la paix du royaume ? Oui, aussi vite que la foudre, jusqu’à ce que le roi le rencontre à son tour et entende « la voix de vent et de velours » prononcer son nom…

 

La jeune artiste coréenne Lee Jin-kyoung a magnifiquement saisi la grâce et la tendresse que j’ai tenté d'insuffler à mon histoire. Elle lui a donné cette finesse propre à l’Asie dans la relation de l’homme avec la nature. Ses images toutes emplies de douceur ont quelque chose d'aérien. Ne dirait-on pas qu’un papillon merveilleux est passé par là, et que les pages ont gardé de ses ailes poudrées, de leurs couleurs, comme une empreinte ?

 

 

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Le papillon du coeur

Texte : Sophie Guiberteau

Illustrations : Lee Jin-Kyoung

© Flammarion, 2010

 

 

A découvrir sur le Batalbum !

 

Daily motion : j'en parle avec Elise Hannart sur Yvelines Première, au moment de la sortie de L'Etoile de Man-su

 

 

NB : Pour des problèmes de droits un peu délicats, seules deux doubles pages sont présentées sur le Batalbum. Ne croyez pas que je veuille ainsi vous "forcer la main" pour que vos enfants ne restent pas sur leur faim. Plus d'images les auraient encore plus alléchés ! Comme pour tous les livres du bord, j'espère seulement qu'ils auront envie de découvrir en vrai ce doux livre.

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 11:10

Créateur de jouets, de petits meubles et de livres pour enfants, André Hellé (1871-1945) n’a jamais grandi. Quand il écrit son autobiographie à la fin de sa vie, il s’arrête à ses 12 ans : Souvenirs d’un petit garçon 1871-1883. La seule photo connue de lui révèle un homme sensible qui a gardé de l’enfance l’étonnement et la gravité. Heureux hasard du calendrier, 2011 fêtera le centenaire de la parution de ses Drôles de bêtes en même temps que celle d’un certain Peter Pan

 

Il a participé en 1893, sous son vrai nom (André Laclôtre), à la dernière exposition des Arts Incohérents de Jules Lévy.

La première datait de l’époque où le fameux Club des Hydropathes avait éclaté en Fumistes, Hirsutes et autres Zutistes qui se retrouveraient bientôt au Chat Noir. On peut penser que le jeune André Hellé, auteur de dessins humoristiques et satiriques jusqu’en 1914, a fréquenté le cabaret montmartrois et son prodigieux théâtre d’ombres où Caran d’Ache et Robida, entre autres, réalisèrent quelques chefs-d’oeuvre avant que l'aventure ne tourne court en 1896.

 

Dès 1895, le jeune dessinateur signe de son pseudonyme : André Hellé, probablement imaginé à partir de ses initiales (Laclôtre André). La longue liste des périodiques où il a publié, ainsi que sa bibliographie, sont sur le site de l’Association des amis d’André Hellé.

Créée l’an dernier à l’initiative de Béatrice Michielsen, Jean-Hugues Malineau et Jacques Desse, cette association fédère tout ce qu’il est possible de savoir et découvrir sur cet artiste novateur mais trop méconnu et discret ; l’association a élu domicile Chez les libraires associés, une « île au trésor » cachée du côté de Barbès, au 3 rue Pierre l’Ermite.

 

Le thème de l’Arche de Noé apparaît en 1904, dans un numéro de La joie des enfants. Ce sera en 1911 un vrai jouet, en bois découpé et peint, aux formes géométriques épurées. En 1911 également, paraît chez Tolmer la première version de l’ouvrage, intitulée Drôles de bêtes. Tolmer le réimprime (sans doute l’année suivante) sous le titre Grosses bêtes et petites bêtes, avec une autre illustration de couverture. En 1925, Garnier publiera à son tour L’Arche de Noé. C’est cette version que Circonflexe a rééditée en 1991 et réimprimée en 1999 puis 2009. Les enfants peuvent actuellement la découvrir sur le site du Batalbum.

 

Maintenant que l’Association des amis d’André Hellé l’a annoncé (en même temps que les expositions prévues en 2011 au Centre de l’illustration de Moulins et au Musée du Jouet de Poissy), ce n’est plus un secret : les éditions MeMo rééditeront au printemps prochain, à l’identique, la première version du livre.

 

Ce sera à deux titres un bel événement : on peut s’attendre à un ouvrage de grande qualité, qui permettra par ailleurs de comparer la façon dont l’artiste a changé de manière d’un livre à l’autre. Car les deux versions (et trois couvertures) diffèrent nettement.

Dans la 1ère version, il y a plus de rondeur, le trait est stylisé, souple et presque japonisant (voir la grenouille par exemple). Les petites scènes accompagnant le texte montrent des personnages et des animaux jouets, avec leurs formes comme découpées dans le bois et leur socle pour tenir debout. Cet effet – quel dommage ! - disparaît en grande partie dans le livre de 1925. Certains animaux, superbes, de la 1ère version (marabout, oiseau des îles, mouton) n’ont pas été repris dans la 2nde qui propose en revanche de nouvelles bêtes (pingouin, zèbre, perroquet, loup, cheval, baleine). A noter aussi, dans la version initiale, le monogramme de l’artiste (qui n’est pas sans évoquer nos smileys actuels ! comme l’a noté un proche de Béatrice Michielsen).

 

Petites bêtes et grosses bêtes ayant été numérisé par la Library of Congress, on peut déjà s’amuser au jeu de la comparaison (à reprendre, livres en main, au printemps prochain !). Que préférez-vous ? Personnellement, je trouve le petit âne de 1925 plus émouvant que celui de 1911, et plus amusants le chameau et le lion de Garnier/Circonflexe. Les ours et les crocodiles, si différents, sont à égalité. La girafe de 1911 est plus originale, l'oie incomparable, la vache une pure merveille ! A vous de jouer…

 

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Toutes les images anciennes (fond brun rose) proviennent du site de la Library of Congress et sont tirées de Grosses bêtes et petites bêtes.

Les autres sont tirées de L'Arche de Noé, album de 1925 réédité par Circonflexe.


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L’Arche de Noé

Par André Hellé

© Circonflexe, 1991, réimpression 2009

 

A découvrir sur le Batalbum.

 

Pour en savoir plus :

Site de l’Association et Ma galerie à Paris : photos de l’exposition qui a été consacrée à l’artiste Chez les libraires associés.

Ricochet : article de Jacques Desse + photo d’André Hellé.

Ribambelles et Ribambins : on y voit la belle page (à agrandir) du Catalogue de Noël du Printemps (1914) où figurent l’Arche de bois et tous les animaux qui l’accompagnent.


  

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 14:48

Gennadij Spirin me fascine depuis longtemps. Né près de Moscou en 1948, émigré aux Etats-Unis en 1991, cet artiste hors pair a illustré de grands textes et des contes populaires dans un style flamboyant et raffiné. L’ornementation des pages et certains traits rappellent Bilibine, mais son art évoque aussi bien la miniature, l’icône, la Renaissance.

 

Le Sorbier a édité entre autres Le Nez de Gogol, Kachtanka de Tchékhov, Le Tsar Saltan de Pouchkine, Le Brochet, L’Oiseau de feu, Les Contes du Samovar. Vous trouverez chez Gautier-Languereau l’adorable Philipok disponible en petit format, et chez Casterman La Femme oiseau, La Princesse grenouille, La Fille du roi des mers.

 

J’ai profité de la similitude des titres pour rapprocher à bord du Batalbum son Arche de Noé de celle d’André Hellé (prochain article). Ils ont si peu en commun que les voir côte à côte est assez… bizarre - il faut l’avouer – mais les enfants auront ainsi l’occasion de découvrir des styles radicalement différents.

 

L’Arche d’inspiration russe est « la vraie » : le texte est tiré du Livre de la Genèse dans l'Ancien Testament. On découvre au fil des pages la construction du vaisseau gigantesque, l’embarquement des couples d’animaux, la traversée des eaux tourmentées, et la colombe enfin, rapportant de la terre ferme un rameau d’olivier.

C’est somptueux et démesuré, à l’image du récit.

 

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L’Arche de Noé

Selon le Livre de la Genèse

Peintures de Gennadij Spirin

© 2009, Editions du Sorbier

 

A lire sur le blog de Citrouille : Denise Escarpit évoque sa rencontre avec l’artiste en 1997.

 

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 07:56

 

L’aventure de la sympathique maison d’édition Plume de carotte avait commencé en 1981 avec un livre-coffret : Mon jardin de poche, récemment complété par un nouveau livre-coffret (vendu 16,50 € avec quatre sachets de graines) : Ma boîte à graines.


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Le catalogue de l’éditeur s’est étoffé côté adultes comme côté enfants, avec de beaux livres dont les couvertures attirent irrésistiblement l’œil et la main. Vous connaissez sûrement la série des Herbiers (voir par exemple  L’Herbier voyageur), ou celle de Marc Pouyet sur le Land Art (voir Artistes de nature).

 

Cet été, j’ai choisi Jouets de Plantes comme « bonus de vacances » à bord du Batalbum. 

Inscrit au catalogue adultes, il fait partie de ces livres « pour tous », à découvrir avec ses enfants ou petits-enfants. La couverture a des allures de boîte remplie de ces menus trésors que les enfants ont le don de glaner au fil de leurs explorations et qu’ils nous montrent avec des yeux émerveillés et graves. On tend la main d’instinct, prêts à piocher dans l’un ou l’autre des compartiments. L’invitation à fabriquer de tels menus trésors est lancée.

 

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Jouets de Plantes

Histoires et secrets de fabrications

Par Christine Armengaud

© 2009, Editions Plume de carotte

 

L’auteur, Christine Armengaud, a passé plusieurs décennies à des recherches ethnologiques sur les jouets du début du XXème siècle, et principalement les jouets écologiques et éphémères. Parcours peu ordinaire, à l’image de ce livre qui présente des dizaines et dizaines de jouets à réaliser avec ce que la nature offre au fil des saisons.

Les jouets, posés dans un cadre coloré, occupent une pleine page. La page en vis-à-vis explique le processus de fabrication et fournit toutes sortes d’anecdotes et de témoignages sur ces jouets éphémères, anciens, rajeunis par chaque génération qui s’y essaie.

 

Jouets éphémères, Jouets secs, Tressages, Musiques vertes forment les quatre sections où l’on trouvera une multitude de jouets à fabriquer, du plus simple au plus élaboré.

 

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Vous pourrez continuer de découvrir chaque semaine un nouveau jouet sur le Batalbum – histoire de prolonger encore un peu les vacances…

Et pour compléter ce livre d’une grande richesse, offrez-leur aussi  Mon jardin d’artiste.

 

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© Editions Plume de carotte

 

 

Allez, encore un, juste un : la charmante Leçon de vol de Sebastian Meschenmoser, qu’un homme donne à un pingouin maladroit décidé à voler…

 

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© Editions Plume de carotte

 

 

Bel envol à tous pour la rentrée !

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